Considérons la permutation
\begin{equation*}
( 1 \, 6 ) (2 \, 5\, 3) = (1 \, 6 )( 2 \, 3 )( 2 \, 5 ) = (1 \, 6 )( 4 \, 5 )(2 \, 3 )( 4 \, 5 )(2 \, 5 )\text{.}
\end{equation*}
Comme on peut le voir, il n’existe pas de façon unique de représenter une permutation comme le produit de transpositions. Par exemple, on peut écrire la permutation identité comme \((1 \, 2 )(1 \, 2 )\text{,}\) comme \((1 \, 3 )(2 \, 4 )(1 \, 3 )( 2 \, 4 )\text{,}\) et de bien d’autres façons. Cependant, il s’avère qu’aucune permutation ne peut s’écrire à la fois comme le produit d’un nombre pair de transpositions et d’un nombre impair de transpositions. Par exemple, on pourrait représenter la permutation \((1 \, 6)\) par
\begin{equation*}
(2 \, 3 )(1 \, 6)( 2 \, 3)
\end{equation*}
ou par
\begin{equation*}
(3 \, 5) (1 \, 6) (1 \, 3) (1 \, 6) (1 \, 3) (3 \, 5) (5 \, 6)\text{,}
\end{equation*}
mais \((1 \, 6)\) sera toujours le produit d’un nombre impair de transpositions.